LE PÉCHÉ ORIGINEL

Dans cette section, nous allons nous pencher sur la nature du péché originel.


Comme nous l’avons vu dans la section de ce site web dédiée à l’eschatologie prétériste, la Bible utilise fréquemment ce qui est appelé un langage apocalyptique. Le mot ‘apocalypse’ voulant tout simplement dire en grec : ‘révélation’. Le langage apocalyptique est donc le langage des révélations et la Genèse l’utilise elle aussi. Nous tenterons donc de comprendre ce que ce langage apocalyptique que la Genèse utilise veut nous révéler.


Nous commencerons par vous proposer que dans la Genèse le nom d’Adam est utilisé de manière à représenter de manière collective les premiers hommes de race blanche et est donc à cet effet un archétype. Le Jardin d’Éden étant la civilisation résultant de la création de l’homme Adamique à l’image de Dieu avant sa chute. (Nous étudierons dans une section subséquente les aspects symboliques présent dans le texte de la Genèse qui nous permettent d’en arriver à une telle conclusion.)


Considérons maintenant ceci : Si, comme nous l’avons démontré dans une section précédente, la Bible utilise un langage apocalyptique faisant référence à la déconstruction de l’univers physique - tel que la chute des étoiles ainsi que la lune devenant comme du sang afin de décrire la chute de peuples et de nations, comment devons nous donc alors interpréter et comprendre la construction et création de l’univers physique tel que la Genèse nous le présente ?


En d’autres mots, si la destruction de l’univers dans l’Apocalypse de Jean parle de la destruction de l’ancienne Israël, et que la recréation du monde représente les élues de Dieu reconstitué en la Nouvelle Jérusalem, alors la création de l’univers dans la Genèse doit être interprétée selon les mêmes termes et doit donc être vue comme la création d’un peuple spécifique.


Comme nous le savons maintenant, la Bible est uniquement l’histoire de la race d’Adam (c’est à dire de la race blanche). Cependant l’homme Adamique ne fut pas le premier ‘humanoïde’ crée. Il fut par contre le premier à être crée à l’image de Dieu et à recevoir l’Esprit divin afin d’avoir une vie spirituelle. L’homme Adamique étant donc la seul créature capable de posséder en lui l’Esprit de Dieu et d’être un vaisseau divin.


Afin de conserver intact la ligné d’Adam et ses caractéristiques uniques qui font de lui un vaisseau de Dieu, Dieu créa Ève de la chair même d’Adam. Cela ayant été accomplis car parmi tous les bestiaux de la terre ‘‘il ne se trouvait pas pour Adam d’aide semblable à lui.’’


  • "Puis le Seigneur dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; créons-lui un aide semblable à lui. Or, Dieu avait aussi formé de la terre toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les avait conduits devant Adam pour qu’il sût comment il les nommerait, car tout nom qu’Adam donna à chaque âme vivante devint, en effet, son nom. Adam donna des noms à tous les bestiaux, et à tous les oiseaux du ciel, et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne se trouvait pas pour Adam d’aide semblable à lui." Gn 2:18-20

La question se pose donc à savoir mais qui était donc ces bestiaux de la terre qui étaient incompatible avec Adam ? Parle-t-on ici de bœufs, de lions et d’alligators ? Bien sûr que non. Ces bestiaux parmi qui Adam aurait pu se choisir une ‘aide’ étant évidement une représentation d’autres types d’humanoïdes tel que peut être certains Néandertal, Cro-Magnon ou quelque autre type de sapiens assez évolué pour former une progéniture avec l’homme Adamique.


Mais comme la Genèse nous le dit, aucun de ces bestiaux ne se devait d’être la compagne d’Adam. Dieu créa donc pour Adam une femme issue de sa chair afin qu’Adam puisse avoir une progéniture créée elle aussi à l’image de Dieu. Cette épisode constituant une prohibition définitive de tout type de métissage par l’homme Adamique.


Cependant comme nous l’apprenons dans le chapitre 3 de la Genèse, le serpent, l’animal le plus rusé de la terre, (Gn 3:1) trouva Ève afin de la séduire et lui faire manger de l’arbre de la science du bien et du mal.


Suite à la désobéissance d’Adam et Ève, Dieu prononça ce jugement au serpent :


  • "Le Seigneur Dieu dit au serpent : Parce que tu as fait cela, maudit sois-tu parmi tous les bestiaux et le bêtes fauves de la terre ; tu marcheras sur la poitrine et le ventre, et tu mangeras de la terre tous les jours de ta vie. J’établirai une haine entre toi et la femme, et entre ta race et sa race. Il surveillera ta tête, et tu guetteras son talon." Gn 3:14-15

Nous voyons donc qu’à la suite de l’interaction entre Ève et le serpent, que le serpent se devait lui aussi d’avoir une progéniture physique.


À la lecture du chapitre 4 de la Genèse, nous voyons qu’Ève enfanta 2 fils : Caïn et Abel. Et Comme Jean nous le dis, Caïn était de la semence du serpent :


  • "Et ne pas ressembler à Caïn, qui était de malin, et qui tua son frère." 1Jn 3:12

Il nous commence donc à être apparent de quelle nature était le péché originel commis par Ève avec le serpent dans le jardin d’Éden.


En effet, quelle genre d’animal étant décrit comme étant le plus rusé de la terre ; avec qui Adam avait au préalable judicieusement choisit de ne pas se métisser avec ; peut parler avec une femme Adamique ; la tromper (ou la séduire selon les traductions), ainsi que produire avec celle-ci une race qui allait être l’ennemie de la race naturel de la femme ?


Il n’y a pas beaucoup de scénario qui peuvent expliquer ces faits précédents. La seul réponse possible est que ce serpent, animal le plus rusé de la terre, représente symboliquement le type d’hominidé le plus évolué présent à la surface de la terre dans les jours de la Genèse et que le métissage racial entre lui et Ève constitue le péché originelle. Cette acte étant ce qui causa ultimement l’expulsion d’Adam et Ève hors du jardin d’Éden, langage symbolique qui dépeint la chute vers le mal de la première civilisation Adamique crée à l’image de Dieu.


La Genèse retrace par la suite l’histoire de la ligné (ou race) de Caïn jusqu’au déluge ou celle-ci périt sans laisser de trace en ce monde sauf son esprit malsain qui contamina la société Adamique jusqu’à nos jours, hormis pour ceux régénéré par l’esprit du Christ.


En effet, ceux qui sont maintenant en Christ sont une nouvelle création (2 Co 5:17) et sont libre de l’esprit du mal que la semence du serpent introduit dans la société Adamique en ces temps ancestraux.